fait vécu, Histoire d'allaitement

Je n’ai pas allaité…

J’avais 24 ans quand j’ai eu mon premier enfant. Un beau gros bébé parfait, tout simplement parfait.
Un accouchement normal … 24h de douleur, 1 nuit blanche, 3 points de suture, normal quoi!
Et là, le commencement. Il a faim ce gros bébé là … Et même qu’il a tout le temps faim! Car, évidemment, comme je vais trop vite, il régurgite tout le temps …

Au début, UNE seule infirmière dans toute l’équipe de l’hôpital a compris que je ne vais pas bien, mais pas du tout… Je n’arrive pas à nourrir mon bébé et j’ai le regard paniqué. Après forceps, bloc honteux et contraction, j’apprends encore un nouveau mot : la téterelle. Imaginez-vous donc que j’ai le mamelon plat! Un complexe de plus. À GO, on pleure! LES HORMONES !!!
Je pars enfin avec mon 8,5 lbs dans sa coquille, et j’évacue un fleuve de larmes. Mais au moins, j’ai ma téterelle! L’homme a gentiment parcouru deux pharmacies et un Wal-Mart à la quête de cette téterelle.

J’étais informée de la position de la bouche et de comment mon bébé doit avaler par les soins de la conseillère. Et bla, bla, bla. Mais je n’y arrive toujours pas. Je suis gercée, je manque de lait parce que j’utilise la téterelle et à chaque biberon que je donne, je pleure. Mon bébé, lui, il pleure encore plus que moi. En fait, j’ai l’impression qu’il ne fait que pleurer : il régurgite, se tortille, pète, et, il pleure !!! Le bébé qui dort paisiblement comme à la télé dans la publicité de Pampers, il est où ?

Le verdict tombe enfin : intolérance à la protéine bovine et reflux gastrite ! Et moi, je tombe de fatigue de douleur.
Mon expérience a été de courte durée, seulement 3 semaines, mais malgré tout, je ne regrette rien. Cette proximité avec mon fils, personne ne pourra jamais me l’enlever. Ce doux moment, il est à moi, il est en moi.

La décision me fait mal, mais je ME choisie. Je n’ai pas la force de continuer. Je suis persuadée qu’il me pardonnera.

Pour moi, j’ai senti qu’il était mieux de donner un biberon avec amour que mon sein avec dédain*.

 

Je t’aime mon fils

-xxx-

 

*NB: Ceci représente l’avis de l’auteure et non l’avis de Lait de Poule inc. Dans ce texte, le terme dédain rapporte au sens générique de sentiments négatifs.

Jessy Asselin

about Jessy Asselin

Je suis la maman-femme Je suis sportive et hyper-active. Je sort avec mes copines. J’essaye de jamais oublier que je suis une femme derrière cette maman ?

Laisser un commentaire